fbpx

Les mitochondries, s’en occuper pour notre énergie

Par Nicole Renaud, ND.A membre de l’ANAQ

Je ne vous ferai pas ici un cours de biologie, car ce serait trop ardu. Par contre, je vais tenter de vous expliquer le rôle des mitochondries, pourquoi elles sont si importantes et pourquoi nous devons nous en occuper. Imaginez une mitochondrie dans la cellule (voir la photo). 

téléchargement mito.jpg

GRATUIT: abonnez-vous au magazine santé

Dans chaque cellule (excepté dans les globules rouges et les plaquettes), il y a environ 1 500 mitochondries. Cela représente 10 millions de milliards dans notre corps. On pourrait dire que les mitochondries occupent 10% de notre poids, en moyenne.

Qu’est-ce que la mitochondrie?

La mitochondrie est un organite. C’est un élément de la cellule, ayant des fonctions bien spécifiques, dont celles d’intervenir dans les réactions énergétiques. Son rôle est de convertir les sucres, gras et acides aminés ainsi que les purines en une sorte d’énergie. La cellule va l’utiliser pour ses activités métaboliques. 

C’est un organite indispensable et le plus important pour produire l’énergie (ATP) dont nous avons besoin, soit 10 000 fois plus d’énergie par seconde que le soleil. La mitochondrie est reconnue comme étant la centrale énergétique de la cellule au même titre que les centrales d’Hydro-Québec; ces centrales cellulaires combinent l’oxygène que nous respirons et le glucose apporté et extrait de la nourriture que nous mangeons pour produire de l’ATP, la molécule qui fournit plus de 95% de l’énergie cellulaire pour alimenter toutes les fonctions vivantes. Ce phénomène s’appelle la respiration cellulaire.   

Sensibilité des mitochondries

Les mitochondries sont sensibles à ce que nous mangeons, à la pollution, aux métaux lourds et au surmenage, en plus d’autres facteurs que nous verrons plus loin. Elles ont besoin de carburants parmi lesquels les glucides et les lipides. La mitochondrie joue plusieurs rôles pour le corps dont entre autres l’homéostasie (stabilisation) du calcium et des hormones stéroïdes, la communication entre les cellules, la régulation des cellules tout en permettant l’élimination d’excès des radicaux libres et la mort des cellules (apoptose). 

Elle joue donc un rôle très important dans le vieillissement, la santé et les maladies cardiovasculaires. Dans les faits, les maladies mitochondriales pourraient se résumer en problèmes cardiovasculaires et maladies impliquant le cerveau ainsi que le cancer. On considère que la restriction calorique (comme le jeûne intermittent) aurait un effet sur la biogenèse des mitochondries, soit une multiplication de celles-ci, autant que l’exercice musculaire et l’exercice par intervalle. Par conséquent, plus nous vieillissons, moins bien fonctionnent nos mitochondries, d’où l’importance de s’en occuper à tout âge.

On appelle l’une des chaînes respiratoires de la cellule, le cycle de Krebs; ce cycle est le pilier essentiel afin que la cellule puisse produire de l’énergie. Par contre, peuvent nuire à ce cycle différents éléments comme les métaux lourds, le manque de minéraux et de vitamines. 

Le microbiote

Le microbiote est aussi important pour que les mitochondries fonctionnent bien. Il faut s’assurer que nos bactéries intestinales soient en harmonie. De plus, le stress oxydatif (imaginez une pomme restée à l’air, elle devient brune par oxydation) est une condition qui peut devenir chronique si la flore intestinale est perturbée par les ondes électromagnétiques permanentes, s’il y a trop de toxines accumulées dans le corps, etc. 

Le stress oxydatif est augmenté par le stress et l’anxiété, le tabac, la mauvaise alimentation, l’abus d’alcool, les médicaments, la pollution, les rayons UVA, la sédentarité, etc., et plus il y a d’oxydation, plus le risque d’inflammation est élevé. Pour savoir s’il y a du stress oxydatif et de l’inflammation, demandez à votre médecin le taux d’acide urique, la bilirubine ainsi que la GGT et la protéine C-réactive. Ces marqueurs peuvent être un signe d’oxydation et également de troubles cardiovasculaires.

Le système immunitaire

Les mitochondries sont également impliquées dans le système immunitaire inné, notre première barrière face aux étrangers, d’où l’importance d’éviter le plus possible les infections, l’accumulation de toxines, les carences nutritionnelles et de s’assurer d’une glycémie stable. 

Par exemple, lorsque nous avons un rhume ou une grippe, les mitochondries vont diminuer la production d’énergie/ATP afin d’exercer leur fonction de système immunitaire. Alors, la personne atteinte est fatiguée. Donc, il faut s’assurer d’une alimentation adéquate et de suppléments pouvant aider le travail des mitochondries rapidement afin de pouvoir retrouver notre énergie. Car, si le niveau d’énergie de la mitochondrie ne s’élève pas plus haut que le niveau d’accumulation des pathogènes et des toxines, la personne sera encore malade. 

35% des médicaments inhibent en partie le travail des mitochondries. C’est-à-dire qu’ils vont empêcher leur bon fonctionnement et nous serons ainsi en perte d’énergie. Parmi ceux-ci, les anti-inflammatoires, les antiarythmiques, les antibiotiques, les hypocholestérolémiants (statines), les médicaments contre l’anxiété et la dépression, et j’en passe.

Comment supporter le fonctionnement des mitochondries?

Il faut donc prendre les mesures nécessaires pour non seulement supporter le fonctionnement des mitochondries, mais également s’assurer d’un renouvellement de celles-ci et d’une augmentation de leur densité. L’une des fonctions de la mitochondrie est de produire ce qu’on appelle l’ATP (adénosine triphosphate) tel que mentionné précédemment. 

L’énergie provenant de l’ATP est utilisée par les cellules qui en ont besoin comme les muscles, la pompe à ion, la formation des protéines, le procédé des composés chimiques, la réponse des cellules du système immunitaire et la performance de la plupart des fonctions cellulaires. Par contre, pour que cette production ait lieu, nous avons aussi besoin de la vitamine B6 et du zinc. Souvent, la production est limitée ou entravée par l’accumulation de métaux lourds dans la cellule comme l’aluminium et le mercure.

L’importance des bonnes habitudes de vie

 Dans les faits, voici ce qui est important à savoir:

  • Avoir une alimentation le moins transformée possible, en teneur élevée en légumes (60% de votre alimentation) et en antioxydants;
  • Éviter l’ingestion de calories excessives et la cuisson à très haute température;
  • Prendre un antioxydant comme la vitamine E contenant des tocotriénols;
  • S’assurer d’un bon sommeil;
  • Éviter les sources de stress chronique et apprendre à gérer le stress;
  • Prendre un supplément de CoQ-10, élément important pour la mitochondrie;
  • Faire de l’exercice qui fait augmenter l’essoufflement, par exemple, la marche rapide et l’exercice par intervalle. La marche en nature serait plus bénéfique que la marche dans le quartier. Ainsi, les mitochondries pourront garder leurs fonctions premières.

Selon une étude réalisée par Reed JC. J Clin Oncol, sept.1999, une mauvaise fonction mitochondriale serait la source des radicaux libres et de l’oxydation exagérée pouvant amener au cancer. 

L’importance de l’alimentation

Par conséquent, il est important de maintenir les mitochondries en santé par une alimentation adéquate et anti-inflammatoire : 

  • éliminer les sucres raffinés, les produits laitiers, les fritures, les colorants et saveurs artificiels, les aliments ultra-transformés; 
  • manger les légumes verts riches en nutriments et se concentrer sur les bons gras et les œufs de poules élevées en liberté; 
  • s’assurer d’une bonne élimination des toxines et des métaux lourds, et éliminer toutes infections présentes.

Comment savoir si nous avons un problème avec les mitochondries?

Fatigue chronique et lassitude 

Les mitochondries produisent 90%-95% de notre énergie.

Intolérance à l’exercice

Il faut donc chercher la cause du mauvais fonctionnement des mitochondries. Cela peut être dû à des toxines, aux métaux lourds, virus, parasites ou autres.

Pauvre tonus musculaire et douleurs

À ce moment, les déchets des muscles et des cellules se promènent dans l’organisme. Cela conduit ainsi aux douleurs et à une faiblesse musculaire. Certaines personnes auront même de la difficulté à parler et à avaler.

Maladie d’Alzheimer, anxiété, bipolarité, diabète de type 2, cancer, Parkinson

Les parasites et les toxines non éliminées peuvent endommager les mitochondries et empêcher leur fonctionnement. Sans celui-ci, le système immunitaire est affecté, les cellules ne peuvent se réparer adéquatement. Alors, apparaissent des maladies chroniques comme le Parkinson et autres.

Autres

Désordres gastro-intestinaux et syndrome du côlon irritable, maladies cardiorespiratoires et complications respiratoires, maladie du foie, infections fréquentes, migraine, fibromyalgie.

Les polluants pouvant affecter la mitochondrie

Voici maintenant une liste de polluants pouvant attaquer la mitochondrie : l’alcool, les tensioactifs, les parabènes, les métaux lourds, l’isothiazolinone (souvent utilisé en cosmétique et pouvant causer des allergies), les conservateurs en cosmétologie, les perturbateurs endocriniens, les pesticides, le formaldéhyde.

Supplémentation pouvant aider

Voici les suppléments pouvant aider :

  1. La membrane de la mitochondrie

L’acétyl-l-carnitine               

La quercétine

  1. Le cycle de Krebs 

Benfotiamine (la forme active de la vitamine B1)

Vitamine B3

Vitamine B6 sous forme P-5-P

Vitamine B12

Autres supplémentations pouvant aider

CoQ-10 , 100 à 300mg par jour

Ginkgo biloba

Magnésium

Rhodiola

D-ribose

Resvératrol 

PQQ (augmente le nombre de mitochondries et prévient leur oxydation)

NAC

Mélatonine (très bon antioxydant surtout dans les maladies dégénératives du cerveau)

Références :

  • Lewis, Charles A. Enteroimmunology. Floride. Ed. Psy Press
  • Know, Lee 2018. Mitochondria and the future of medecine Chelsea Green Publishing
  • Macdonald, Anna. 5 Roles Mitochondria Play in Cells.
  • Lane, Nick. 2005. Power, sex, suicide. Royaume-Uni. Éd. Oxford University Press
  • https://drjaydavidson.com/tag/mitochondrial-dysfunction

Laisser un commentaire