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La mauve et la violette : deux jolies fleurs aux multiples vertus

Par Guylaine Campion, ND et journaliste

La mauve et la violette sont facilement reconnaissables par leurs jolies fleurs aux couleurs mauves et violacées. Bien qu’elles soient différentes sur le plan floral, elles sont tout de même fort similaires lorsqu’il est question des bienfaits pour la santé. 

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La mauve : une fleur aux vertus peu connues 

Connue aussi sous les noms de « grande mauve », « mauve sauvage » et « fausse guimauve », la mauve (Malva sylvestris) possède des fleurs de couleur mauve violacé et striées de violet. Tout comme l’hibiscus, le tilleul, le baobab, le cacao et le coton, elle fait partie de la famille des Malvaceae. 

Dès le 8e siècle av. J.-C., la mauve était recherchée comme remède et aussi comme légume puisqu’on mangeait ses jeunes pousses. Pythagore voyait en elle une plante sacrée. Pour sa part, Charlemagne la voulait comme ornement dans ses jardins impériaux et il ordonna même sa culture dans les monastères. 

Une fleur aux multiples propriétés 

Adoucissante, émolliente, laxative, antitussive, anti-inflammatoire, antiulcéreuse, antioxydante et antibactérienne, la fleur de mauve possède de très nombreuses vertus qu’il vaut la peine de découvrir. 

En cas de rhume, de bronchite ou d’angine, ses propriétés antitussives permettent de calmer la toux et l’irritation des voies respiratoires. Elle expulse et élimine les sécrétions. 

Elle agit également comme un bon antalgique buccal, car elle aide à soigner les aphtes, les stomatites et les maux de dents. On utilise alors sa tisane comme gargarisme. 

Par ailleurs, grâce à ses propriétés anti-inflammatoires, la fleur de mauve soulage les infections urinaires.  

Par surcroît, la fleur de mauve, doux laxatif, soulage la constipation. 

La mauve peut aussi s’appliquer sur la peau dans les cas de crevasses, de gerçures ou de piqûres d’insectes. Ses propriétés émollientes calment les affections cutanées. En fait, au contact de l’eau, la fleur de mauve, riche en mucilages, forme un gel qui, appliqué sur une muqueuse enflammée, peut stopper l’inflammation. Elle est très hydratante. 

La violette : une fleur pour soigner, mais aussi à savourer 

« Jouer les violettes »! Une expression qui signifie : « être discret », une expression tout à fait appropriée à la violette (Viola odorata) qui, si petite et discrète, se distingue tout de même des autres fleurs qui l’entourent, au moment de sa floraison. En effet, lorsqu’elle est en fleurs, la violette peut couvrir de grandes étendues.  

Il existe plusieurs espèces de violettes à travers le monde sans compter les nombreux hybrides qui se forment au gré des visites des insectes pollinisateurs.  

Cette petite fleur, que l’on appelle aussi la « violette des bois », est fort généreuse, car elle nous offre ses fleurs, ses feuilles et ses racines pour notre mieux-être.  

Des violettes dans la cuisine 

Les jeunes feuilles de la violette se mangent crues ou cuites. Avec leur mucilage, elles donnent de la consistance aux soupes ou aux bouillons. Elles sont surtout riches en vitamine C.  

Pour ce qui est des fleurs, on peut ajouter ses pétales aux salades, mais à la base, elles sont surtout utilisées pour préparer des sirops et des gelées. Elles servent à décorer des gâteaux et d’autres desserts.  

Le sirop de violettes peut entrer dans la préparation de glaces ou de sorbets, pour napper les gaufres, les crêpes ou les gâteaux.  

Fait intéressant, le sirop de violettes était déjà connu au 16e siècle.  

Ses bienfaits pour la santé 

Tout comme la mauve, la violette est riche en mucilage. Elle est émolliente et expectorante. Pas étonnant que les herboristes ou phytothérapeutes la recommandent pour soigner la toux et la bronchite, de même que la constipation légère. On l’utilise aussi dans les cas d’inflammations du tube digestif et des voies urinaires. Elle purifie l’organisme. 

Au 12e siècle, Sainte Hildegarde de Bingen, la première phytothérapeute, recommandait même la violette contre le cancer. 

Il n’existe pas de toxicité à la violette, mais il ne faut tout de même pas en abuser. Par ailleurs, elle est contre-indiquée aux femmes enceintes et à celles qui allaitent. D’autre part, les feuilles fraîches ou cuites dans l’eau et broyées sont utilisées en cataplasmes pour soigner les gerçures aux seins.  

En terminant, soulignons que Pline l’Ancien, un naturaliste à l’époque de l’Empire, suggérait de se placer une couronne de violettes sur la tête pour soigner les maux de tête ou soulager les effets des « lendemains de veille »!

Les femmes enceintes ou qui allaitent, les enfants, les personnes qui prennent des médicaments ou qui souffrent de maladies graves ou d’allergies devraient consulter un spécialiste en santé naturelle avant d’utiliser les plantes médicinales.  

Les informations fournies dans cet article ne peuvent remplacer des conseils médicaux, un diagnostic ou un traitement.  

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