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LES ALGUES : DES ALLIÉES POUR NOTRE SANTÉ

Par Guylaine Campion, ND

Les algues se situent au point de départ de la vie sur notre planète et à l’origine du règne végétal.  Elles sont d’ailleurs responsables de l’apparition de l’oxygène grâce au phénomène de la photosynthèse. Puisque les algues sont apparues très tôt sur la planète, on croit même que l’homme préhistorique en consommait. Des textes chinois qui datent du 6e siècle av. J.-C. décrivent des variétés d’algues se retrouvant au menu des rois.

En fait, les algues sont l’union entre le soleil, l’air, l’eau et la terre. Elles n’ont ni feuilles ni fruits, et pourtant, elles sont exceptionnelles!  Elles peuvent être minuscules ou énormes, allant d’un millimètre pour les algues microscopiques à quelques centaines de mètres pour les algues laminaires géantes. Il existe environ 25 000 espèces d’algues sur la planète. Ces trésors de la mer possèdent des vertus incroyables.

LA DIFFÉRENCE ENTRE MACROALGUES ET MICROALGUES

La différence entre macroalgues et microalgues réside essentiellement dans leur taille et leur structure moléculaire. Les algues, qu’elles soient macro ou micro, sont un ensemble d’organismes capables de se développer par photosynthèse à partir d’éléments simples tels que le gaz carbonique, l’eau et les sels minéraux.

Parmi les milliers de macroalgues marines connues, seulement quelques dizaines sont utilisées. Ce sont des algues multicellulaires qui sont considérées comme de véritables plantes.  Elles peuvent être vertes, brunes ou rouges selon la profondeur de l’eau. Pour leur part, les microalgues sont monocellulaires.La spiruline, la chlorelle et l’algue bleu-vert sont les plus populaires.  Elles sont souvent cultivées dans des bassins d’eau douce.

LA CLASSIFICATION DES ALGUES COMESTIBLES

En Occident, on utilise surtout les algues dans la préparation de sushis ou comme condiments. Et pourtant, leur valeur nutritive est indéniable. Avec leur goût raffiné, elles méritent d’occuper une place de choix dans nos assiettes. Cependant, il est bien de commencer la consommation d’algues par de petites quantités, car ce sont des aliments auxquels nous ne sommes pas habitués. Les Japonais en consomment depuis des millénaires, mais pour nous, c’est différent. Mieux vaut y aller lentement, mais sûrement!

Une centaine de plantes vivant en eau douce ou salée font partie de la grande famille des algues marines.  Certains les considèrent comme étant des « légumes aquatiques ». Celles que l’on retrouve le plus couramment sont : la laitue de mer, la dulse (petit goémon), la mousse d’Irlande, la nori, le wakamé, le hijiki, le varech, le kombu et les laminaires.

Attention : l’Agence canadienne d’inspection des aliments recommande d’éviter la consommation de l’algue marine hijiki, car le contenu en arsenic inorganique de celle-ci pourrait dépasser les taux acceptables, et ce, même en petites quantités. Être exposé à des concentrations élevées d’arsenic inorganique peut être associé à des troubles gastro-intestinaux, à l’anémie et à des dommages au foie.

On trouve généralement les algues dans les poissonneries. Elles peuvent être consommées cuites ou légèrement croquantes. Elles accompagnent habituellement le poisson, mais on peut aussi les associer au poulet et à la viande. Les algues fraîches doivent être bien rincées. Elles peuvent se conserver quelques jours au réfrigérateur. Les algues sèches, elles, peuvent être placées dans un contenant hermétique à l’abri de la lumière et de la chaleur.

LES BIENFAITS DES ALGUES

Riches en antioxydants, en fibres et en phytostérols, les algues sont particulièrement appréciées pour prévenir les maladies cardiovasculaires, le diabète, l’hypercholestérolémie et l’hypertension. Par ailleurs, les algues pourraient constituer un facteur protecteur dans le développement des cancers hormonodépendants comme ceux du sein ou de la prostate.  Fait intéressant, des études épidémiologiques indiquent que les populations consommant une diète de type asiatique présentent une incidence plus faible de ces cancers, comparativement aux populations ayant une alimentation de type nord-américaine. Cette constatation a été largement attribuée à la forte consommation de soya chez les peuples asiatiques, cependant, leur consommation élevée d’algues pourrait aussi y contribuer.

Ajoutons que la carence en iode et en sélénium, deux nutriments que l’on trouve en abondance dans les algues, pourrait jouer un rôle dans la formation de cancer du sein. D’autre part, les algues contiennent plusieurs antioxydants tels que des caroténoïdes (lutéine et zéaxanthine), des flavonoïdes et des acides phénoliques. Les algues sont réputées pour leur grande richesse en iode qui entre dans la composition des hormones thyroïdiennes.  Il faut donc être prudents dans les cas de problèmes de glande thyroïde, car une trop grande consommation d’algues pourrait perturber son fonctionnement.

Les algues présentent également des apports importants en vitamines, minéraux et oligo-éléments : A, B, C, K, calcium, magnésium, phosphore, iode, cuivre, fer, manganèse et zinc.