Par Françoise Marc, homéopathe

Qu’est-ce que la ménopause? C’est tout simplement l’arrêt de la possibilité de procréer qui arrive, comme la nature est bien faite, précisément à l’âge où en principe nous n’avons plus envie de faire des enfants.

Pourquoi est-ce devenu un problème ?

Nous connaissons tous le pouvoir de la pensée, et nous allons voir combien tout ce qui se dit à propos de la ménopause peut être négatif.

Contexte social

Dans ce contexte, la ménopause a une très mauvaise image. Les standards actuels de notre société voudraient que les femmes restent éternellement jeunes et minces. Mince, c’est possible; jeune, cela le devient de plus en plus. Mais des pensées négatives dans nos esprits : perte de féminité, vieillissement, etc. créent une ménopause influencée négativement, donc projetée comme un problème.

Dans les pays d’Orient, même dans le Japon moderne, et dans les pays d’Afrique, la ménopause est bien mieux vécue. Demandons-nous pourquoi, évitons de conclure prématurément, comme certains l’ont fait, que cela provient uniquement du fait que les Japonaises mangent beaucoup de soja. Dans ces pays, vieillir est considéré encore comme un avantage, on y acquiert plus de liberté, moins de travail, plus de respect et d’estime. Et au Japon, par exemple, le passage à la retraite est fêté par la cérémonie du kimono rouge. Vieillir y est considéré comme apportant un plus.

Je pense qu’il est peut-être temps de remettre en question ce que la société essaye de nous imposer. N’y a-t-il pas derrière tout cela une idée commerciale, et ne sommes nous pas manipulées comme des pantins ? Plus on crée et veut imposer une image de femme parfaite, plus il est facile de vendre n’importe quoi (des produits, des interventions chirurgicales, des pilules, des hormones, etc.), et la femme nord-américaine consomme beaucoup plus de tout cela que toutes les autres femmes du globe, car le marketing sur l’image y est plus fort. Mais au bout du compte, les Nord-Américaines ne semblent ni vivre plus longtemps ni être plus heureuses.

Il est donc indispensable de s’accorder quelques moments de réflexion et éviter de céder à ce genre de pression qui finit par nous gâcher la vie. Par exemple, on peut créer la pensée positive que vieillir et avoir passé sa ménopause présente de nombreux agréments, nous verrons qu’il y en a.

Contexte familial

Dans 90 % des cas, la ménopause est vécue comme l’on vécue les aînées de notre famille : mère, grand-mère ou soeur aînée. On peut accuser des facteurs héréditaires, mais peut être est-ce seulement l’idée que la ménopause doit être un moment difficile, idée entretenue depuis notre enfance qui finit par la rendre pénible. Si depuis notre adolescence, on visualise ce moment comme une période angoissante, évidemment on va la vivre avec angoisse; vous savez comme il est facile de programmer ou déprogrammer le cerveau. Il faut donc nous dire que notre ménopause, c’est notre affaire et uniquement notre affaire.

Contexte personnel

Je m’adresse aux jeunes femmes. Dans 95 % des cas, si la vie génitale a été heureuse et facile, sans syndrome prémenstruel, ni douleurs, ni seins enflés, ni hémorragies, ni caillots, etc., la ménopause se passe vite et bien.

Pensez le plus tôt possible dans votre vie de femme à vous soigner afin d’éliminer tout symptôme prémenstruel. Car il est anormal, contrairement à ce que beaucoup croient, d’avoir des problèmes lors des menstruations. Cela dénote une pathologie qu’il faut traiter, généralement un léger dérèglement hormonal. Éventuellement, voyez un homéopathe ou un thérapeute de votre choix.

Dans les approches simples qui peuvent améliorer vos souffrances :

  • Suppléments alimentaires : huile de bourrache ou d’onagre, vitamine E;
  • Abolir le sucre et le café en excès;
  • Faire du sport – la technique Nadeau, le baladi, le yoga par exemple sont excellents pour les douleurs du symptôme prémenstruel;
  • Attention au taux de cholestérol, des oestrogènes étant fabriqués à partir du cholestérol s’il y en a trop (le taux d’oestrogènes peut aussi être trop haut, par exemple : seins douloureux, règles trop abondantes);
  • Diminuer les mauvais gras.

En préménopause

Elle commence environ trois ans avant la ménopause, avec raccourcissement du cycle puis allongement. C’est le moment de penser à tous les avantages que nous allons tirer de la ménopause :

1 – plus de contraception, plus de soucis de grossesse. Avouons-nous qu’aucun moyen contraceptif féminin n’est vraiment intéressant.

2 – humeur régulière, plus de variations hormonales = sérénité.

3 – les hormones ne s’arrêtent pas du jour au lendemain : sécrétion moindre mais existante.

C’est le moment de stimuler les ovaires grâce à l’homéopathie. Cette diminution hormonale ne nous rend pas vieilles à la minute; le processus continue son cours comme avant pour peu que l’on ait une hygiène de vie correcte. Les surrénales prennent le relais des ovaires, il est donc recommandé de les soutenir dans leur travail, et de ne pas les fatiguer inutilement : stress, café, sucre, alimentation industrielle.

Il y a des récepteurs hormonaux dans les muscles et la graisse, une légère augmentation de poids à ce moment est donc plutôt utile, ainsi qu’un bon entraînement sportif, indispensable également pour éviter l’ostéoporose.

Donc, si l’on sait gérer son potentiel santé, suffisamment d’hormones seront encore dans notre système pour vivre de belles années. Beaucoup plus tard vers les 80 ans, des études semblent montrer que le taux de certaines hormones, par exemple l’hormone de croissance, remontent, surtout si la personne âgée continue à avoir une vie active.

Pendant la ménopause

Nutrition, sport, foi et bon moral, par exemple, en développant ses champs d’intérêts et activités. La règle d’or de l’anti-vieillissement est « tout organe non utilisé vieillit prématurément » qu’il s’agisse d’un muscle, de l’appétit sexuel ou des neurones cérébraux.  

Les personnes âgées actives disent toujours : « Je suis âgée, mais je ne suis pas vieille ».  En effet, pourquoi dépenser de l’énergie à lutter contre le temps qui passe alors que c’est un des rares phénomènes sur lequel nous n’avons aucun pouvoir ? Et alors que nous avons besoin de toute cette énergie pour vivre bien, aimer, apprendre, être heureux et rayonner autour de nous ? Vieillir heureux peut être une mission que nous nous donnons afin de servir d’exemple aux jeunes qui nous entourent.

Pendant toutes ces périodes de la vie de la femme, l’homéopathie est d’un grand secours, car elle peut agir :

  • Sur le plan physique, en stimulant ou modérant la production hormonale selon les besoins de chacune (excès d’oestrogènes aussi bien que difficulté à procréer);
  • En contrôlant les bouffées de chaleur, l’irritabilité, l’insomnie, la sécheresse vaginale à la ménopause;
  • En stimulant le travail des glandes sexuelles après la ménopause de manière à ralentir le processus de vieillissement.

Quelques remèdes pour vous aider en attendant de consulter votre homéopathe

En pré et postménopause : Opromed

En ménopause : Ménorose No 1 et Ménorose No 2

Bouffées de chaleur excessives : Calorastop